9 mois pour livrer
Roadmap Kepler Aviation + AVIA — Avril → Décembre 2026

Ce qu'on fait et pourquoi
Dans l'aviation, un certificat de formation périmé peut clouer un pilote au sol. Une qualification introuvable peut retarder un vol de plusieurs heures. Et aujourd'hui, la vérification de ces documents passe encore par des appels téléphoniques, des emails, et des fichiers Excel partagés entre organismes qui ne se parlent pas.
Kepler Aviation construit AeroCert pour résoudre ce problème. AeroCert s'appuie sur une blockchain accessible via API pour augmenter la traçabilité, la confiance et la conformité des données de certification aéronautique. Chaque certificat émis est inscrit sur ce registre : horodaté, infalsifiable, vérifiable instantanément par n'importe quel acteur autorisé — un employeur, une autorité, un organisme de formation. Le statut du certificat est consultable immédiatement : valide, expiré, révoqué ou absent. La réponse prend moins d'une seconde.
Ce qui rend AeroCert différent, ce n'est pas "mettre un certificat sur une blockchain" pour l'effet d'annonce. C'est de transformer la blockchain en infrastructure de conformité accessible par API : les organismes continuent à travailler dans leurs outils, mais chaque attestation importante devient une preuve vérifiable, interopérable et exploitable par un tiers autorisé. Pour un marché aussi réglementé que l'aviation, cette combinaison — API métier, registre infalsifiable, preuve de conformité — change la manière dont une attestation circule.
Le token AVIA, issu de l'écosystème Kepler Digitals, sera intégré progressivement à AeroCert pour sécuriser les transactions et couvrir les gas fees de la plateforme. Son rôle est opérationnel, ancré dans l'usage réel du produit. L'augmentation du volume d'utilisation d'AVIA doit être une conséquence du déploiement d'AeroCert : plus il y a d'attestations tokenisées, plus les besoins opérationnels associés au réseau augmentent. L'ordre est volontaire : produit d'abord, usage ensuite, token en conséquence.
Ce que vous lisez ici est notre feuille de route pour les 9 prochains mois. On ne publiera que ce qui est livré. Pas de teasing, pas de "bientôt", pas de projection sans fondation. Chaque mois ci-dessous correspond à un jalon vérifiable. Si on le rate, on le dira aussi.
Avril 2026 — Poser les fondations
Jusqu'ici, AeroCert tournait sur un testnet — un environnement de test isolé du monde réel. Ce mois-ci, on bascule sur le mainnet. C'est le moment où la plateforme cesse d'être un prototype et devient un produit en production.
Concrètement, ça veut dire que MBAviation — acteur majeur de la formation et des opérations aéroportuaires, et notre premier partenaire stratégique — va commencer à utiliser les APIs d'AeroCert en production via son application MBAClarity. L'objectif opérationnel est de pouvoir traiter jusqu'à 5 000 diplômes et attestations par mois avec MBAviation, puis de faire monter ce volume progressivement en 2027. Ce sont de vrais documents de vrais professionnels de l'aviation.
Le site aerocert.co va être rafraîchi dans la foulée. L'objectif : rendre lisible la proposition de valeur d'AeroCert — un système de vérification bâti sur une blockchain accessible via API, qui augmente la traçabilité et la confiance dans les données de certification. Un positionnement sobre, centré sur ce que le produit résout concrètement.
Côté investisseurs, c'est le moment de la première communication factuelle — un état des lieux d'AeroCert maintenant, pas une promesse abstraite. À date, le produit représente 705 commits et environ 179 000 lignes de code source hors lockfiles et fichiers générés. Les briques déjà construites couvrent l'émission d'attestations, l'ancrage blockchain, la vérification publique, les modèles de documents, les batchs, le SDK/API, les webhooks, l'OCR, les wallets managés et les workflows d'approbation. La communication partira de là : ce qui existe, ce qui passe en production, ce qui reste à sécuriser.
En parallèle, des discussions avancées sont en cours avec deux acteurs du secteur de la formation aéronautique et du ground handling, candidats pour rejoindre l'écosystème AeroCert. En avril, ces discussions arrivent à leur point de décision.
Mai 2026 — La première preuve qu'on ne peut pas ignorer
Mai est le mois où la preuve devient publique, et elle arrive sur deux fronts.
D'abord, les premiers certificats émis via MBAviation seront effectivement inscrits sur la blockchain — n'importe qui pourra vérifier leur existence et leur validité via un dashboard minimal accessible à tous. Ce dashboard affichera l'organisme émetteur, la validité des informations présentes sur l'attestation, et la comparaison avec l'empreinte blockchain. Le tout restera RGPD-friendly : on ne publie pas d'information personnelle en clair sur la blockchain, et on évite toute copie inutile de données sensibles en clair côté serveur.
Ensuite, le terrain. Un premier POC démarre dans un pays d'Afrique de l'Ouest, avec un organisme de formation local, sur la base d'un engagement commercial signé. Des sessions de formation Altéa — refresh CM et FM, en virtual classroom — se déroulent mi-mai, et c'est dans cette fenêtre qu'AeroCert doit démontrer la tokenisation des attestations en conditions réelles. C'est le premier test grandeur nature hors Europe, sur un continent où la certification aéronautique est un besoin massif et où les infrastructures de vérification sont encore très fragmentées.
C'est aussi le mois où on doit restaurer la visibilité du token sur les plateformes standards. L'environnement crypto a été difficile — marché baissier prolongé, guerre aux portes de l'Europe, instabilité au Moyen-Orient, incertitude réglementaire, et une présidence américaine qui fait régner le doute sur les marchés financiers mondiaux. Comme beaucoup de tokens de projet, la cotation a perdu en visibilité sur des plateformes comme CoinGecko ou les wallets courants. Rétablir cette visibilité est un chantier technique prioritaire en mai, parce que c'est un prérequis de crédibilité pour toute communication qui suit.
À partir de mai, une update écrite mensuelle sera envoyée aux investisseurs. Toujours le même format, toujours factuel : voilà ce qui a été fait, voilà ce qui vient.
Juin 2026 — Industrialiser la brique
En juin, AeroCert doit prouver qu'il fonctionne au-delà d'un seul partenaire. La version 1.1 sort avec une API publique documentée — ce qui veut dire que n'importe quel organisme de formation peut techniquement s'intégrer de manière autonome. Un premier SDK client est livré, et un audit de sécurité interne vérifie que ce qu'on a construit tient la route avant de l'ouvrir plus large.
MBAviation est un écosystème en soi — avec des dizaines d'organismes de formation partenaires dans plusieurs pays. L'objectif en juin est d'activer de nouveaux organismes au sein de cet écosystème, et de finaliser l'intégration d'au moins un acteur extérieur. C'est la différence entre un produit qui marche pour un partenaire et un produit qui marche pour un marché.
Côté investisseurs, juin est le mois du premier rapport trimestriel écrit. Trois pages maximum : ce qui a été livré, les métriques AeroCert, et la feuille de route du prochain trimestre. Pas de "price outlook", pas de projections financières. Un bilan produit honnête.
L'équipe engineering se renforce sur cette période pour accompagner la montée en charge du produit et l'ouverture de l'API à des intégrations tierces.
Juillet 2026 — Capitaliser et décider
Juillet est un mois charnière. Le premier POC d'Afrique de l'Ouest est derrière nous, les données de production s'accumulent, et le dossier du deuxième POC se structure. Il ne s'agit pas d'annoncer une date qui n'existe pas encore : ce dossier vient après la vague Afrique. Le cas d'usage, lui, est clair — centraliser les attestations ALTEA pour le compte d'un réseau d'organismes de ground handling — et juillet sert à transformer ce cas d'usage en cadrage produit, commercial et opérationnel.
C'est aussi le moment d'une décision sur le token qui ne peut pas être prise en avril sur des hypothèses. À ce stade, on aura trois mois de données AeroCert en production. Assez pour voir si le produit accroche ou pas :
Soit le token conserve son rôle actuel — la couverture des gas fees, sans mécanique d'usage plus large. On continue à faire avancer le produit, et la confiance se reconstruit par la preuve.
Soit on franchit un cap et on définit une utility concrète. L'hypothèse de travail est simple : un organisme détenteur d'AVIA bénéficie de 10 % de réduction sur ses frais de tokenisation AeroCert. Le paiement reste en euros, mais la détention du token déverrouille un avantage tarifaire mesurable. Cette voie est plus ambitieuse mais elle implique un vrai chantier juridique — qualification du token, conformité MiCA, travail avec des avocats spécialisés — qu'il faut lancer en juillet pour être opérationnel en octobre.
On ne prendra cette décision qu'en juillet, sur la base de ce que les données montrent. Pas sur ce qu'on espère.
En parallèle, un audit de sécurité externe d'AeroCert démarre pour préparer le passage en mode SaaS.
Août 2026 — Stress-tester avant d'ouvrir
Août est le mois de la beta fermée. On invite 5 à 10 écoles pilotes à utiliser AeroCert SaaS en conditions réelles. L'objectif n'est pas de vendre — c'est de casser le produit avant que les vrais clients ne le fassent. Combien de certificats par jour avant que ça rame ? Qu'est-ce qui se passe quand 10 organismes créent des certificats en simultané ? Où sont les points de friction dans l'onboarding ?
Si la décision de juillet a ouvert la voie à une utility élargie, le travail juridique et les spécifications techniques progressent en parallèle de la beta. Les deux chantiers sont indépendants mais convergent vers le même objectif : un lancement propre en septembre.
Un point d'étape trimestriel en visio réunit un noyau d'investisseurs pour une conversation directe sur l'avancement.
Septembre 2026 — Préparer le lancement public
Septembre est le mois où l'on prépare l'ouverture publique. AeroCert SaaS sort de la beta fermée et passe en release candidate : les premiers organismes créent leur compte, configurent leur espace, et testent les parcours d'émission et de vérification. Il y aura encore de l'accompagnement manuel, et c'est normal à ce stade. Le bénéfice n'est pas de faire disparaître toute intervention humaine dès le premier jour ; c'est de rendre l'accès à la blockchain simple pour un organisme qui n'a ni équipe Web3, ni wallet à gérer, ni smart contract à comprendre.
Le pricing est figé en euros. Si la voie utility a été retenue en juillet, les règles d'avantage tarifaire liées à la détention d'AVIA — notamment la réduction cible de 10 % sur les frais de tokenisation — sont documentées, validées juridiquement, et préparées pour un lancement commercial maîtrisé. On ne force personne, et le paiement reste en euros.
L'enjeu de septembre est aussi de sortir d'une utilisation uniquement API. AeroCert doit pouvoir être utilisé de deux manières : directement par API depuis les outils des partenaires, ou depuis l'interface AeroCert pour les organismes qui veulent émettre et vérifier sans intégration technique lourde. La documentation d'onboarding et la communication produit doivent rendre ces deux chemins lisibles.
L'objectif de septembre n'est pas encore de maximiser le nombre d'organismes inscrits. L'objectif est de verrouiller le tunnel : inscription, configuration, émission, vérification, facturation. Si cette chaîne est fluide, octobre peut devenir un vrai mois commercial.
Octobre 2026 — Lancement commercial et traction
Octobre, c'est le lancement commercial. On cible les écoles de pilotage, les organismes certifiés ALTEA, les training centers des compagnies aériennes. L'objectif mesurable public est volontairement simple : 5 organismes inscrits sur la plateforme et capables de tester un parcours complet, de l'émission à la vérification. À ce stade, on cherche d'abord à valider l'intérêt, les objections, le temps d'onboarding et la qualité du pipeline commercial.
Si l'utility élargie a été lancée, octobre sert surtout à observer les premiers signaux. Est-ce que certains organismes comprennent l'intérêt de détenir AVIA pour bénéficier des 10 % de réduction sur les frais de tokenisation ? Est-ce que le sujet crée de la valeur commerciale ou de la friction ? Quel volume d'attestations passe réellement par AeroCert ? On ne transformera pas un signal de curiosité en promesse d'adoption. La seule trajectoire acceptable reste celle du produit : usage AeroCert d'abord, usage AVIA ensuite.
Le rapport trimestriel Q3 couvrira ces chiffres sans filtre.
Novembre 2026 — Accélérer les actions commerciales
En novembre, le sujet n'est plus seulement de prouver que le produit fonctionne. Le sujet devient commercial : transformer les premiers usages en pipeline structuré. On élargit ce qu'AeroCert peut certifier — licences de pilote, endorsements, currency checks, ratings — pour ne pas rester enfermé dans un seul cas d'usage ALTEA.
Cet élargissement sert directement les actions commerciales : écoles de pilotage, organismes de formation, training centers, acteurs du ground handling, compagnies aériennes. Chaque segment doit avoir une proposition claire, un cas d'usage démontrable, et un parcours d'onboarding simple. On ne vend pas une technologie blockchain abstraite ; on vend moins de friction, moins de vérifications manuelles, moins de risque de non-conformité.
L'objectif est aussi de signer le premier partenaire côté vérification — une compagnie aérienne, un employeur ou une autorité qui utilise AeroCert pour vérifier automatiquement qu'un pilote est à jour. Quand un acteur vérificateur branche AeroCert dans son système, la boucle commerciale devient beaucoup plus forte : l'organisme de formation émet, le client final vérifie, et le besoin se propage naturellement.
Décembre 2026 — Mesurer la traction commerciale
Décembre n'est pas un mois de célébration — c'est un mois de vérité commerciale. On pose les chiffres sur la table : combien de certificats émis par AeroCert, combien d'organismes inscrits, combien d'organismes actifs, combien d'organismes payants, quel ARR SaaS, et quel pipeline qualifié pour 2027.
On mesure aussi l'adoption réelle de l'avantage AVIA si la voie utility a été activée : combien d'organismes détiennent des tokens pour bénéficier de la réduction, combien d'attestations sont tokenisées, et quel volume d'usage opérationnel cela génère. L'augmentation du volume AVIA doit rester une conséquence du déroulement d'AeroCert, pas une promesse détachée du produit.
Sur la base de ces données — pas d'intuition, pas de pari — on prépare les actions commerciales de 2027. Maintenir le rythme actuel si les signaux sont positifs, concentrer l'effort sur les segments qui convertissent, suspendre l'activation token si l'adoption n'est pas au rendez-vous, ou accélérer si les chiffres le justifient.
Pas avant décembre. Jamais sur la base de spéculation.
Trajectoire T1 2027
Une opportunité complémentaire se dessine déjà pour le premier trimestre 2027. Elle n'entre pas dans les promesses de cette feuille de route, parce qu'elle dépendra de ce que les mois d'octobre à décembre auront réellement démontré : qualité du pipeline, maturité des organismes, volume d'attestations, et clarté juridique autour de l'usage AVIA.
On la garde donc au bon endroit : comme une option stratégique, pas comme une annonce. Si elle se confirme, elle fera l'objet d'une communication séparée, avec son propre cadrage produit, commercial et réglementaire.
Synthèse
| Mois | Produit | Investisseurs |
|---|---|---|
| Avril | Mainnet AeroCert + MBAviation en production | Première communication factuelle |
| Mai | Certificats on-chain + POC Afrique de l'Ouest + dashboard | Restauration visibilité token |
| Juin | AeroCert v1.1 + nouveaux organismes | Rapport trimestriel Q2 |
| Juillet | 2e POC en préparation | Décision utility token |
| Août | Beta SaaS fermée | Point d'étape investisseurs |
| Septembre | Release candidate SaaS + accès API/interface | Communication publique produit |
| Octobre | Lancement commercial + 5 organismes inscrits | Premiers signaux d'adoption |
| Novembre | Catalogue élargi + actions commerciales ciblées | Pipeline et partenaire vérification |
| Décembre | Bilan commercial annuel | Plan d'actions T1 2027 |
Neuf mois, c'est court. On ne promet pas que tout se passera comme prévu — on promet qu'on dira exactement où on en est à chaque étape. La prochaine lettre sortira quand il y aura quelque chose à raconter.