SA 365 N : retrouver les heures de vol avant remontage
Pour monter un roulement d'occasion sur un hélicoptère SA 365 N à partir du 27 octobre 2026, il faut connaître ses heures de vol depuis sa première installation, même s'il a changé d'appareil. Une pièce déjà montée à cette date doit, selon notre lecture de l'AD, être remplacée dans les 500 heures de vol suivant le 27 octobre, quel que soit son historique. Cette distinction évite de calculer la mauvaise échéance.
Deux règles à ne pas confondre
Une consigne de navigabilité, appelée AD, impose des mesures de sécurité. L'AD EASA 2026-0195, applicable à partir du 27 octobre 2026, vise tous les hélicoptères Airbus SA 365 N et le roulement de commande de la boîte de transmission arrière P/N 360A33-4052-00. Un écaillage prématuré du roulement pourrait entraîner une perte du contrôle en lacet, c'est-à-dire de l'orientation du nez de l'hélicoptère. Le P/N désigne la référence de pièce, pas son identité individuelle.
Le paragraphe 1 de l'AD retient la plus tardive de deux limites : dans les 500 heures de vol après la date d'effet, ou avant que la pièce atteigne 500 heures de vol depuis sa première installation. Pour une pièce déjà montée au 27 octobre, la seconde limite ne peut pas être plus tardive que la première. Notre lecture conduit donc à un remplacement initial dans les 500 heures de vol après cette date, indépendamment des heures déjà accumulées. Faites confirmer cette lecture pour votre appareil par l'organisme d'entretien ou Airbus.
Le paragraphe 2 concerne une installation à partir de cette date, notamment d'une pièce de stock ou d'échange. La pièce concernée doit alors avoir moins de 500 heures de vol depuis sa première installation et être remplacée avant d'atteindre ce total, selon les conditions d'admissibilité de l'AD et les instructions Airbus. C'est pour ce montage que l'historique de la pièce détermine le temps restant : changer d'hélicoptère ne remet pas son compteur à zéro.
Reconstituer une continuité, pas seulement un total
Nous proposons une fiche par pièce avec une ligne par période d'utilisation : appareil, date et compteur au montage, date et compteur à la dépose, heures de vol imputées à la pièce et référence du justificatif. Ajoutez l'identification disponible qui permet de suivre la pièce physique, au-delà de sa seule référence commerciale.
Cherchez ensemble les documents de libération, les fiches de montage et de dépose et les relevés d'utilisation. Un document isolé peut expliquer une intervention sans démontrer toute l'utilisation antérieure. L'absence d'une période dans le dossier ne permet pas de la compter à zéro.
Exemple fictif : 180 heures de vol puis 120 heures de vol
Une pièce a accumulé 180 heures de vol sur un premier appareil, puis 120 sur un second. Son total documenté est de 300 heures de vol. Si cette pièce concernée est proposée pour une nouvelle installation après la date d'effet, le suivi doit partir de 300 heures de vol et programmer le remplacement avant 500, sous réserve des autres conditions d'admissibilité. Il ne repart pas de zéro.
Si les 180 premières heures de vol ne sont qu'une mention dans un courriel, conservez la mention comme piste et demandez son justificatif. Marquez le total comme non confirmé au lieu de transformer une estimation en donnée acquise. L'intervenant compétent doit résoudre cette incertitude avant de s'appuyer sur ce calcul pour décider du montage.
Rendre le calcul transmissible
Gardez le détail des périodes, leur somme et la règle appliquée dans trois champs distincts. Le successeur pourra alors vérifier à la fois l'arithmétique et le choix du paragraphe de l'AD. Notez aussi la version consultée et la date de vérification : une somme exacte ne garantit pas que l'échéance réglementaire choisie est la bonne.
Un projet, une question réglementaire ?
Kepler Aviation accompagne les acteurs de l'aéronautique sur l'IA, la blockchain et la conformité documentaire. Parlons de votre besoin.
Nous contacter