Banjul
Les premiers certificats AeroCert réels, émis avec MBAviation à Banjul, sur Avalanche mainnet.

Ce qu'on a livré
En avril, on a publié une feuille de route sur neuf mois, avec un engagement simple : ne raconter que ce qui est livré. On y annonçait notre premier POC sur le terrain, hors d'Europe : un organisme de formation local, des attestations inscrites on-chain et vérifiables en conditions réelles, là où la certification aéronautique est un besoin massif et où les outils de vérification restent éclatés.
Cette semaine, ce POC est entré dans le monde réel.
Avec MBAviation, notre client et premier partenaire (groupe VIMPACI), des certificats de formation vérifiables ont été remis à sept collaborateurs de Gambia International Airlines, à Banjul, en Gambie. Les modules suivis : ALTEA Customer Management et Flight Management, deux outils de la suite Amadeus utilisés chaque jour autour d'un avion. La démonstration s'est tenue à distance. Chaque attestation est émise via MBA Clarity et ancrée sur Avalanche C-Chain, en mainnet de production.
Des gens qu'on n'a jamais rencontrés, dans un endroit où aucun d'entre nous n'a mis les pieds, qui utilisent quelque chose que notre équipe n'a pas réussi à arrêter de construire depuis des années.
La vérification en une lecture
On revient sans cesse sur un détail. Quand quelqu'un scanne l'un de ces certificats, il sait, en quelques secondes, s'il est authentique, toujours valide, qui l'a émis, et s'il a été remplacé.
On a construit ça parce qu'on ne pouvait pas accepter qu'une chose aussi sérieuse que « qui est formé pour travailler autour d'un avion » repose encore sur la confiance accordée à un PDF. Le certificat, émis via MBA Clarity (la plateforme qui gère tout le cycle de vie de l'attestation), porte un QR code. Derrière ce QR : AeroCert. L'empreinte du document est ancrée sur Avalanche, et n'importe quel tiers autorisé (un employeur, une autorité, un organisme) peut vérifier d'une seule lecture.

Un certificat AeroCert, vérifiable d'un simple scan, émis via MBA Clarity.
Ce que ça vous change
Le progrès n'est pas « c'est sur une blockchain ». Il est dans ce que ça change concrètement pour celui qui vérifie.
Vous vérifiez vous-même, sans nous faire confiance. La page de vérification lit le certificat depuis le lien lui-même (rien n'est envoyé à un serveur), recalcule son empreinte dans votre navigateur, puis interroge Avalanche directement. Pas de compte, pas d'application, pas de backend AeroCert dans la boucle. La preuve est un calcul que vous pouvez refaire vous-même, et le registre reste consultable publiquement sur Snowtrace. La vérification est ouverte à tous, sur aerocert.co/verify.
Vous vérifiez aussi qui a émis. Un scan ne dit pas seulement « ce document existe ». Il confirme que l'émetteur est bien celui qu'il prétend être, en comparant sa signature à l'identité de l'organisation inscrite on-chain. Émis par MBAviation veut dire émis par MBAviation.
Vos données restent à vous. Aucune information personnelle n'est publiée en clair sur la chaîne. Les exemples qu'on met en ligne utilisent d'ailleurs des identités de démonstration, précisément pour ne jamais exposer un vrai apprenant.
Une correction ne s'efface pas, elle se trace
Un certificat, c'est vivant : une date de naissance mal saisie, un intitulé à corriger, une information qui change. Dans l'ancien monde, on réimprime et on espère que la mauvaise version disparaisse. Elle ne disparaît jamais.
AeroCert gère ça autrement. L'émetteur, et lui seul, peut révoquer un certificat. À partir de cet instant, quiconque scanne l'ancien QR voit clairement « Certificat révoqué », la date et l'heure de la révocation, et la raison : document remplacé, une version corrigée a été émise. La version corrigée, elle, se vérifie normalement.
Et rien ne se perd. Chaque certificat garde l'historique de ses versions : l'original révoqué reste consultable sur sa page publique, marqué « révoqué, remplacé », relié à la version courante. Les deux versions gardent leur propre preuve on-chain. La correction elle-même devient une trace permanente et publique, pas un secret. C'est ça, une vérité qui a de la mémoire.

Un certificat révoqué : la vérification affiche « révoqué », avec la raison (document remplacé). Exemple sur données de démonstration.
Produit d'abord
Ce jalon est une preuve produit, pas un événement token. On garde l'ordre qu'on s'est fixé en avril : produit d'abord, usage ensuite, AVIA en conséquence. Le rôle du token reste opérationnel, ancré dans l'usage réel d'AeroCert. Plus il y a d'attestations qui passent par la plateforme, plus les besoins du réseau augmentent. Pas l'inverse.

L'opération de Banjul, couverte par Aéroport le Mag.
Merci
On est fiers ce soir. Un peu fatigués. Surtout reconnaissants : envers notre équipe, et avant tout envers MBAviation, notre partenaire depuis le tout début, qui a fait confiance à AeroCert avant que ce soit le choix sûr et évident.
C'est le premier. Ce ne sera pas le dernier.